Cirques à Aix-les-Bains

Lettre envoyée à Monsieur Dominique DORD Député Maire d'Aix-les-Bains
Monsieur Dominique DORD
Député Maire
Place Maurice Mollard
73100 Aix-les-Bains Aix-les-Bains le 22 juin 2014
Monsieur le Maire,
Suite à l’installation successive de 2 cirques sur la commune, nous souhaitons vous éclairer sur la triste réalité des établissements qui utilisent des animaux.
De nombreux aixois se sont émus de la présence du cirque Céline Zavatta sur le parking du magasin Géant, sans aucun coin d’ombre et aucune partie herbée pour la détente des animaux. Le comble ayant été atteint en début de semaine dernière par la mort d’une lionne, emportée par l’équarisseur d’Allonzier la Caille. Le directeur du cirque nous a affirmé que le décès était du à une perforation de l’estomac par un os de poulet, information invérifiable puisqu’aucune autopsie (nous avons contacté l’équarisseur) n’a été réalisée, contrairement à ce qu’impose la réglementation (article 38 - loi du 18 mars 2011). Nous pouvons toujours attendre le certificat vétérinaire qu’il devait nous adresser ! Beaucoup se demandent si la chaleur accablante de la semaine dernière n’est pas responsable de cette mort, sachant que les animaux vivent en permanence dans cette remorque en fer, certes parfois ouverte sur 2 côtés, mais exposée en plein soleil par des températures caniculaires !
Début juin, c’est un lion qui s’était échappé d’un cirque installé dans une commune limitrophe, information obtenue par des témoins directs (le restaurant Mac Donald a été fermé plus d’une heure) assistant au déploiement des pompiers pour capturer l’animal. Cette information n’ayant pas été rendue publique !
Que penser alors de la « parade des éléphants » prévue début août en ville et au théâtre de verdure lors de la venue du cirque Médrano ! Cette animation n’a pas lieu d’être et peut éventuellement être dangereuse pour le public.
A l’heure d’internet, nos enfants n’apprendraient-ils pas davantage sur ces grands animaux en visionnant les innombrables reportages animaliers les montrant dans leur cadre de vie plutôt que cette mascarade où la souffrance animale est totalement niée ?
La liste des pays interdisant de tels spectacles s'allonge, de nombreuses nations comme la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suède ont une législation beaucoup plus stricte. Certains ont même une loi qui interdit tout simplement la présence des animaux sauvages dans les cirques. De nombreuses municipalités les refusent, certaines par arrêté municipal. L’installation d’un cirque utilisant des animaux « sauvages » est navrante et entachée d'anachronisme tant les autres compagnies telles que Soleil, Phénix, Plume et autres petites troupes talentueuses et populaires sont appréciées !
Nous tenions, Monsieur le Maire, à porter la parole de nombre de vos administrés qui ne comprennent pas qu’une commune comme la vôtre ne s’associe pas à ce mouvement inéluctable et indispensable qui verra la disparition de la présentation d’animaux sauvages dans des spectacles où ils n’ont rien à faire. Notre commune s’enorgueillirait de soutenir les défenseurs de toute vie animale et du respect de leurs besoins les plus fondamentaux.
Espérant que notre courrier retiendra toute votre attention, et nous tenant à votre disposition pour toute information qui vous serait utile, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de nos sentiments les plus dévoués.
P.J. : Il nous a semblé intéressant de joindre à la présente un résumé fort bien fait de l’association Dignité animale, sur la triste réalité de la vie des animaux sauvages dans les cirques.
Voir également notre site http://amisdesbetes.com pour un dossier complet.
L’équipe et les bénévoles du refuge.
- Le cirque est un endroit de divertissement où sont donnés en spectacle des exercices d’adresse, d’acrobatie et de domptage d’animaux. Rappelons que « dompter » signifie forcer un animal sauvage à obéir. En ce sens, l'animal n'est pas consentant lorsqu'il effectue son numéro.
- La capture : Les animaux subissent un premier traumatisme lors de la capture. En effet, ils sont arrachés de force à leur famille ce qui provoque en plus de l'état de panique, un terrible choc émotionnel pour l'animal dépouillé de ses proches.
Cet acte est d'autant plus inadmissible que les espèces capturées sont souvent des espèces protégées car en voie d'extinction (l'éléphant par exemple, est classé dans l'annexe 1 de la CITES !). Le fait de les capturer est donc un acte illégal, le premier d'une longue série dans le domaine des cirques exploitant les animaux. - Les transports : Après la capture mais aussi durant tous les déplacements du cirque, les animaux sont enfermés dans des camions dans l'obscurité totale, sans nourriture ni eau, en subissant de nombreuses secousses et cela parfois pendant des milliers de kilomètres ! Ce n'est d'ailleurs pas très étonnant de voir qu'une fois arrivés à destination, certains animaux sont totalement désorientés et parfois blessés. A titre d'information, rappelons qu'une girafe est dans l'obligation de voyager « pliée » à cause de la longueur de son cou, pendant plusieurs heures d'affilées.
- Le dressage : Est-il nécessaire de préciser que les animaux sauvages ne se dressent pas avec des caresses, des cacahuètes ou des fleurs !
Ils réagissent au principe Dominant/Dominé. Ils sont donc contraints par la force à exécuter des numéros. Les mouvements effectués lors d'un numéro sont totalement contre-nature pour les animaux. Pour y parvenir, les dresseurs utilisent des méthodes particulièrement cruelles : coups (fouet, cravache, pique…), privation de nourriture, insultes, menaces, humiliations, punitions… autant de violences qui, poussées à l'extrême, entraînent parfois la mort de certains animaux.
Voilà les réalités que l'industrie du cirque vous cache au profit d'une féerie de pacotilles…
C'est dans les cirques sans animaux que vous trouverez la vraie part de magie et de rêves... - Une véritable prison : Lorsqu'ils ne s'entraînent pas (c'est à dire les 3/4 du temps), les animaux sont enfermés dans des cages exiguës dans lesquelles ils peuvent à peine se retourner. Les tigres sont parfois 5 dans la même cage alors que cet animal est solitaire dans la nature!
Au contraire l'éléphant quant à lui est laissé seul alors qu'il a besoin de compagnie!
En plus de cette souffrance, les animaux sont exposés à des températures trop chaudes ou trop froides, ils ne sont pas nourris en quantité et en diversité suffisante, ils manquent cruellement d'eau et ne sont presque jamais lavés et rarement soignés.
Précisons que les blessures sont souvent les conséquences de l'œuvre des dresseurs qui les martyrisent. - Rebellions éventuelles: Il arrive parfois que les animaux réagissent de manière agressive aux attaques de leurs dresseurs, réaction on ne peut plus normale compte tenu des mauvais traitements qu'ils subissent. Quand cela arrive, les animaux sont roués de coups ou renvoyés dans leur cage.
Certains sont même abattus pour avoir cherché à s'évader !
Preuve que le cirque est bien loin d'être leur royaume ! - Troubles comportementaux : Les agressions répétées des dresseurs, la petitesse des cages, le manque d'eau, de nourriture et de soins…tout cela provoque chez les animaux un état de mal-être permanent qui se traduit par des troubles comportementaux tels que la stéréotypie (des spécialistes affirment que ces mouvements s'apparentent à de profond troubles nerveux, voir de la folie). Les animaux atteints de cette maladie effectuent des mouvements répétitifs de la tête, ainsi que des allers retours incessants à l'intérieur de leur cage. Ils passent parfois des heures entières à effectuer ce genre de mouvements.
- Une nouvelle forme d'esclavage : des existences volées, des violences gratuites, des conditions de vie déplorables, voilà la récompense offerte à ces animaux qui travaillent contre leur volonté afin que les hommes puissent faire un maximum de profit.
Cela ne rappelle-t-il pas les mêmes relations dominant-dominé des maîtres et de leurs esclaves du Moyen-âge et de l'antiquité ? A ces époques, des êtres humains étaient considérés comme des objets car ils avaient une couleur de peau et un langage différents, et ces prétextes suffisaient pour les considérer comme inférieurs.































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