Cirque PINDER à Lyon
Suivi d'une page du site de ONE VOICE
Des marcheurs pour la dignité animale
le 11.04.2010
« Animaux esclaves des cirques » : la banderole déployée hier par la soixantaine de personnes qui a remonté la Presqu'île lyonnaise de la place Carnot aux Terreaux était explicite.
Les marcheurs protestaient contre l'enfermement des animaux dans les zoos et les cirques mais plus spécifiquement encore dans ces derniers « car en plus il y a le dressage qui n'est pas naturel, expliquent les organisateurs de l'association pour la dignité animale, les animaux n'exécutent leurs numéros que parcequ'ils ont peur de représailles ». Les manifestants en appellent donc « à un cirque sans animaux ».
l'article du
"Progrès"
Stop à l’esclavage des éléphants !
L’éléphant, l’un des animaux dont la vie sociale est la plus riche et
complexe.
La vie des éléphants repose sur la cellule famille et sur les liens sociaux tissés entre les individus. Les éléphants d’Asie comme les deux espèces d’éléphants africains vivent en groupes
matriarcaux. Ces groupes se composent de 6 à 7 femelles adultes accompagnés de leurs jeunes. A la tête du groupe, la doyenne. C’est elle qui prendra les décisions pour le groupe et détiendra la
mémoire des chemins migratoires, des localisations des points d’eau… A l’adolescence, les jeunes mâles quittent le groupe et rejoignent un groupe de mâles célibataires qui entretiendra sans cesse
des liens avec les groupes de femelles.
La famille, clé de voûte de la société éléphant
Les liens sociaux entre éléphants sont très forts et durent toute une vie. Au sein du groupe familial, les femelles vont s’entraider, faire du babysitting, protéger les éléphanteaux du groupe
d’éventuels dangers et la force de ces liens se dévoile de manière extrêmement troublante lorsqu’un des individus du groupe vient à décéder. Les éléphants vont rester de longs moments autour de
la dépouille et la toucher délicatement de leur trompe. De plus, une famille va entretenir des liens avec des groupes voisins. La captivité ne peut en aucun cas recréer cette structure sociale si
complexe. Dans le meilleur des cas, les éléphants captifs vont vivre au sein d’enclos avec 5 ou 6 autres individus (adultes et jeunes compris), mais peuvent aussi parfois dans des cas extrêmes se
trouver isolés dans des cages exiguës. La structure sociale comprenant le groupe matriarcal et les groupes voisins (de femelles mais aussi de mâles célibataires) est difficilement transposable à
la captivité pour des raisons évidentes d’espace notamment. Il est quasiment impossible pour des structures tels que les zoos ou les cirques d’accueillir un groupe tel qu’il pourrait être en
milieu sauvage.
Les éléphants, de grands nomades
De plus, les éléphants vivent au sein d’immenses territoires. Ils peuvent parcourir quotidiennement plus de 10 km afin de trouver des ressources de nourriture ou d’eau. Au sein de leur vaste
domaine vital, chaque lignée familiale possède des chemins et itinéraires propres, hérités de leurs ancêtres et, régulièrement, on assiste à des regroupements de familles pour de grands
déplacements aux allures migratoires. Priver les éléphants de cette mobilité et de ces pérégrinations va entraîner un profond ennui pouvant mener à des comportement stéréotypées et divers troubles psychologiques, accompagnés de nombreux comportements
anormaux.
La captivité est incompatible avec leur mode de vie et leur bien-être
Un animal sauvage aussi imposant et intelligent que l’éléphant, dont les besoins en terme d’espace et de liens sociaux sont si grands et cruciaux ne peut être détenu dans des structures telles
que les cirques ou les zoos. D’une part pour des raisons financières car les sommes qu’il faudrait engager afin d’offrir aux pachydermes des enclos suffisamment vastes pour remplir leurs besoins
les plus élémentaires en terme comportementaux seraient bien trop énormes. Deuxièmement, la structure familiale est souvent éclatée pour diverses raisons de transferts et de vente d’individus à
d’autres structures. Or, toute la société éléphantesque repose sur des liens trans-générationnels qui ne peuvent exister dans leur globalité dans les cirques et les zoos. Détenir un éléphant en
captivité, c’est donc bafouer son mode de vie, ne pas prendre en compte ses besoins et le mettre en danger. C’est pourquoi One Voice se bat pour interdire l’utilisation et l’exploitation des animaux tels
que les éléphants dans les cirques mais aussi la détention des éléphants dans les parcs zoologiques. La fin de l’esclavage des éléphants en Inde et l’interdiction d’exploiter des animaux
sauvages dans les cirques par le Portugal ou la Bolivie doivent aujourd’hui servir d’exemple pour que cesse enfin la souffrance de
ces majestueux pachydermes.






























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