Le retour des hirondelles
Ca y est elles sont revenues ! Depuis une quinzaine de jours j’en ai aperçues dans la campagne, malheureusement bien loin de chez moi.
L’hirondelle rustique ou hirondelle de cheminée, la plus commune des hirondelles. Autrefois très présente dans ma commune de Drumettaz, ne me fait plus l’honneur de ne se montrer que quelquefois par an aujourd’hui. C’est une acrobate hors pair, agitant vivement ses ailes entre de courtes période de planage, capable de virer brusquement à 180°, venant friser la surface de l’eau des mares et étangs et même d’y plonger le bec sans freiner son vol. Vitesse de 60 à 100 km/h pendant la chasse. C’est un insectivore qui se nourrit en vol. reconnaissable à sa queue fourchue et à son ventre blanc qui la distinguent du martinet, migrateur plus tardif dont les cris stridents se font entendre jusque dans nos centres ville.
En Lorraine, région de Metz, l’hirondelle préserve de la foudre et porte bonheur à la maison qu’elle a choisie pour y bâtir son nid. Malheur à celui qui tue une hirondelle ! On y dit encore que les hirondelles arrivent le jour de l’Anonciation (25 mars ), et repartent le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge.
Signe de beau temps quand on les voit haut dans le ciel, mais gare, signe de mauvais temps ou d’orage quand leur vol se fait au ras du sol
Sa raréfaction est perçue dans toute l’Europe de l’ouest, probablement à cause de l’augmentation de l’utilisation des insecticides. Dans mon hameau, je fais un constat dramatique, l’urbanisation et la disparition des troupeaux en sont certainement la cause. Je garde en mémoire, avant la rentrée des classes, l’image d’une multitude de petites hirondelles, réunies en assemblée générale, attendant, tout en discutant bruyamment, l’heure du grand départ pour l’Afrique, un voyage de 1000 km, réalisé grâce à quelques grammes de graisse comme unique carburant, perchée par centaines sur les fils du téléphone( qui, eux n’ont pas disparus de devant mes fenêtres !)
Nous connaissons tous leur nid insolites, suspendus aux coins des granges, accrochés depuis des générations sous les balcons, je me rappelle leur présence sur la façade de l’hôtel Lille, au grand port, joyeusement animée par les aller et retours des oiseaux, façade devenue, après travaux, lisse et stérile. Heureusement ce n’est pas toujours le cas, en Touraine, dans une maison rénovée, une personne avait fini par se résoudre à abandonner sa chambre pour laisser nicher les hirondelles qui avaient installé leur nid contre une poutre au dessus du lit, le lit avait été protégé et la personne allait coucher au salon.

un couple d'hirondelles de fenêtre
Anecdotes et infos prises sur le site :
http://www.hirondelles.oiseaux.net/hirondelle.rustique.html
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