Vercors : réintroduction du gypaète barbu
« Le Gypaète barbu est l'un des plus grands rapaces d'Europe mais aussi l'un des plus menacés. Seules les Pyrénées accueillent une population stable (environ 130 couples en 2009). Dans les Alpes, le nombre de couples reproducteurs est encore très faible, rendant cette population très fragile. Cette espèce est inscrite dans la catégorie “en danger” sur la liste rouge de la faune protégée en France et bénéficie du statut d'espèce protégée (arrêté du 17/04/81) et menacée d'extinction. […]

Pourquoi le réintroduire ?
Le Gypaète barbu est une espèce menacée de disparition, il est donc nécessaire de mener des réintroductions pour augmenter ses chances de survie.
Depuis 1986, ces programmes sont réalisés dans les Alpes sous le contrôle de la Vulture Conservation Foundation (VCF). C'est cette fondation qui a sollicité le Parc du Vercors afin d'étudier la
possibilité de réintroduire des gypaètes sur le Vercors ou aux alentours. Les dernières traces de cette espèce dans le Vercors remontent à 1878 à Pont-en-Royans. À l'époque, il était diabolisé à
tort, sa réputation lui donnait le rôle de voleur d'agneaux et d'enfants !
Cette image fut certainement véhiculée par son habitude à prendre des bains dans des boues ferrugineuses : les gens pensaient qu'il se baignait dans le sang de ses victimes. C’est l'homme qui a
conduit à son extinction.

Pourquoi le Vercors ?
La conservation de cette espèce s'inscrit dans le cadre d'un programme national et européen de conservation et de sauvegarde, soutenu par le ministère de l'Écologie, dans lequel le massif du
Vercors prend toute sa place. Au niveau européen, cette réintroduction permettra de renforcer la population alpine encore très fragile.
La méthode employée pour le lâcher
Une des particularités de cette espèce est que le Gypaète est “philopatrique”, c'est-à-dire qu'il est très fidèle à son lieu de naissance ou de lâcher. C'est pour cela que la méthode de lâcher
utilisée est dite du “taquet”. Elle consiste à installer et nourrir de jeunes oiseaux dans une cavité aménagée, un mois avant que leur instinct ne les pousse à s'envoler. Ils sont âgés de trois
mois lorsqu'ils sont déposés dans cette cavité et ils auront un mois pour s'imprégner de l'environnement dans lequel ils reviendront certainement nicher une fois adultes. Dans le cadre de cette
opération qui va se dérouler sur cinq ans, le 6 juin dernier, trois oisillons ont été déposés dans une cavité des falaises de Treschenu-Creyers. Ces gypaètes barbus viennent de trois pays
différents : France, Autriche et République tchèque. »

Plus d’informations sur l’opération de réintroduction menée par le Parc naturel régional du Vercors : www.parc-du-vercors.fr
Communiqué de la Ligue pour la protection des oiseaux
22 juin 2010
Cet article est une bonne occasion de rappeler la présence d'une centaine de vautours fauves dans ce très beau massif préalpin qu'est le Vercors qui vit s'éteindre le dernier ours des Alpes françaises abattu en 1947.

Le vautour fauve a été réintroduit dans le parc du vercors à partir de 1990. Il est facilement observable sur le versant sud du col du Rousset (la route qui redescend sur Die, cet endroit est magnifique, la présence des oiseaux y ajoute un supplément d'intérêt remarquable).

Une centaine d'oiseaux fréquente le vercors, ils sont issus d'une population des Alpes du sud en mouvement permanent entre Barronnies et Luberon principalement. Actuellement une dizaine de couples utilise le vercors comme lieu de reproduction.






























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